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CRÉER DE LA VALEUR EN B2B : UNE APPROCHE STRATÉGIQUE POUR LES ENTREPRISES AFRICAINES DE LA TECH

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CRÉER DE LA VALEUR EN B2B : UNE APPROCHE STRATÉGIQUE POUR LES ENTREPRISES AFRICAINES DE LA TECH

Introduction

Dans l’univers du marketing Business to Business (B2B), la valeur ne se réduit pas simplement à la différence entre les bénéfices et les coûts. Elle est plurielle : économique, technique, fonctionnelle, mais aussi relationnelle. Cette logique est particulièrement vraie en Afrique, où les entreprises évoluent dans des environnements complexes marqués par des besoins technologiques croissants, des contraintes financières fortes et des attentes sociétales élevées.

La création de valeur en B2B ne concerne pas uniquement l’acheteur direct (l’entreprise cliente). Elle s’étend aux usagers finaux : employés, clients du client, voire citoyens lorsque la solution touche des services publics ou des infrastructures critiques.

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Dans l’univers du marketing Business to Business (B2B), la valeur ne se réduit pas simplement à la différence entre les bénéfices et les coûts. Elle est plurielle : économique, technique, fonctionnelle, mais aussi relationnelle. Cette logique est particulièrement vraie en Afrique, où les entreprises évoluent dans des environnements complexes marqués par des besoins technologiques croissants, des contraintes financières fortes et des attentes sociétales élevées.

La création de valeur en B2B ne concerne pas uniquement l’acheteur direct (l’entreprise cliente). Elle s’étend aux usagers finaux : employés, clients du client, voire citoyens lorsque la solution touche des services publics ou des infrastructures critiques.

Les trois dimensions de la valeur en B2B

Selon Malaval et Bénaroya, la valeur peut être décomposée en trois axes :

1. La valeur économique

Réduction des coûts : gains de productivité, économies d’échelle, optimisation des ressources.

Augmentation du chiffre d’affaires : meilleure distribution, innovation différenciante, élargissement de l’offre.

Exemple : un fournisseur d’équipements télécoms qui propose une solution permettant à un opérateur mobile au Nigéria ou au Cameroun d’augmenter son ARPU (Average Revenue per User) grâce à une meilleure segmentation des offres de data.

2. La valeur technique et fonctionnelle

Fiabilité et performance des solutions proposées.

Conformité aux normes locales et internationales, réduction des risques d’exploitation.

Exemple : une startup kényane de fintech développant une plateforme de paiements mobiles intégrée à M-Pesa. Sa valeur repose sur la sécurité des transactions et la compatibilité avec les standards bancaires internationaux, tout en restant accessible aux usagers locaux.

3. La valeur relationnelle et symbolique

Accompagnement, service après-vente et confiance.

Capacité à co-innover et à construire une relation de partenariat durable.

Exemple : une ESN marocaine qui travaille main dans la main avec un opérateur public pour adapter ses solutions de e-gouvernement aux besoins évolutifs des citoyens, tout en renforçant la réputation de modernité du pays.

Le processus de création de valeur en B2B

La création de valeur suit un cycle structuré en cinq étapes :

Identification des attentes du client : études de marché, veille concurrentielle, écoute active.

Proposition de valeur : formulation claire du bénéfice différenciateur (ex. : productivité, innovation, réduction de risque).

Conception de l’offre : combinaison produit/service, services associés et conditions commerciales.

Livraison et déploiement : qualité d’exécution, accompagnement et support.

Évaluation et partage de la valeur : mesure du ROI, du TCO, satisfaction client, fidélisation.

Illustration : une société d’énergie solaire en Afrique de l’Ouest déploie ses kits solaires en zones rurales. La valeur se construit non seulement lors de la vente, mais aussi à travers le service après-vente, la formation des usagers et le suivi de performance énergétique.

Outils et leviers de la création de valeur

Pour structurer et mesurer cette création de valeur, plusieurs leviers existent :

TCO (Total Cost of Ownership) : évaluation du coût global de possession d’une solution.

Value-in-use : perception de la valeur réelle dans l’usage quotidien.

Co-développement & co-innovation : implication active du client dans le design de l’offre.

Account-Based Marketing (ABM) : personnalisation de la valeur pour les clients stratégiques.

Écosystèmes et partenariats : synergies avec d’autres acteurs pour maximiser la valeur créée.

Exemple : dans la fintech, les partenariats entre opérateurs télécoms et banques locales permettent d’élargir l’accès au crédit et aux paiements digitaux, tout en réduisant le risque pour chaque partie prenante.

Une valeur multiple pour plusieurs parties prenantes

En B2B, une offre doit convaincre plusieurs interlocuteurs au sein d’une même organisation :

Le directeur financier → ROI, gains financiers.

Le responsable technique → fiabilité, conformité, innovation.

La direction générale → alignement stratégique, compétitivité.

Les usagers finaux → confort, simplicité, efficacité.

Exemple : lorsqu’une entreprise de cybersécurité propose une solution à une banque panafricaine, elle doit démontrer :

au DAF : l’impact financier en termes de réduction des fraudes,

au CTO : la robustesse et la compatibilité technique,

au DG : l’avantage compétitif et la confiance client,

aux employés : la simplicité d’utilisation au quotidien.

Conclusion

Dans la logique de Malaval et Bénaroya, la création de valeur en B2B est globale, différenciée et relationnelle. Elle dépasse le simple produit pour intégrer les coûts, la performance, l’innovation et le partenariat. En Afrique, ce paradigme prend une dimension encore plus forte : les entreprises technologiques doivent non seulement répondre à des impératifs économiques, mais aussi contribuer au développement social et à la modernisation des économies locales.

En définitive, la valeur en B2B n’est pas univoque : elle est multidimensionnelle, contextuelle et partagée.